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contexte

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the others
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living above everyone
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MessageSujet: contexte   Dim 20 Mar - 23:42


La vérité, c'est qu'une fois qu'ils nous eurent trouvés, nous étions foutus.




Peu de gens ont péri durant la 1ère vague, cette gigantesque impulsion électromagnétique qui a envahi notre atmosphère à onze heures du matin très précisément, le dixième jour. Seulement un demi-million, pensait papa. OK, un demi-million, ça fait déjà pas mal de monde, mais vraiment, ce n'est qu'une goutte d'eau rapporté à la population totale. La Seconde Guerre mondiale a fait quarante fois ce nombre de victimes.



La 2e vague a réduit le nombre de mort lors de la 1ere vague à un chiffre minable. Au cas où vous l'ignoreriez, nous vivons sur une planète sans cesse en mouvement. Les continents reposent sur d'immenses blocs rocheux, appelés plaques tectoniques, et ces plaques flottent sur un océan de lave en fusion. Elles ne cessent de pousser et de frotter les unes contre les autres, créant une pression énorme. Au fil du temps, cette pression augmente de plus belle, jusqu'à ce que les plaques glissent, libérant une violente énergie sous la forme de tremblements de terre. Et si ces tremblements ont lieu sur l'une des lignes de faille qui entourent chaque continent, l'onde de choc produit une vague gigantesque appelée tsunami.

Plus de quarante pour cent de la population mondiale vit à moins de cent kilomètres du littoral. Ce qui fait trois milliards de personnes.

L'opération est simple. Prenez une tige de métal, deux fois plus haute que l'Empire State Building, et trois fois plus lourde. Choisissez l'une de ces lignes de faille. Laissez tomber cette tige de l'atmosphère supérieure. Grâce à la gravité, le temps que cette tige atteigne la surface de la Terre, elle foncera à vingt kilomètres par seconde, soit vingt fois plus vite que la vitesse d'une balle de M16.

Elle frappera alors la surface avec une violence un milliard de fois plus puissante que la bombe atomique qui a rasé Hiroshima. Au revoir, New York. Au revoir Sydney. Adieu la Californie, l'État de Washington, l'Oregon, l'Alaska, la Colombie-Britannique. Adieu la côté est. Le Japon, Hong Kong, Londres, Rome, Rio.



La 1ère vague s'est déroulée en quelques secondes. La 2e vague a duré un peu plus longtemps, presque une journée. La 3e ? Encore un peu plus longtemps - environ douze semaines pour tuer... eh bien, papa a calculé, quatre-vingt-dix-sept pour cent de ceux d'entre nous suffisamment malchanceux pour avoir survécu aux deux premières vagues.

C'est à ce moment-là que l'Empire des extraterrestres descend sur Terre dans ses soucoupes volantes et commence à tout  faire sauter, n'est-ce pas? Lorsque tous les peuples s'unissent sous une seule et même bannière. C'est là que nos tanks se liguent contre leurs rayons laser. Allez-y! Sortez l'artillerie.

Nous n'avons pas eu autant de chance. Et Eux n'étais pas stupides à ce point.

Comment exterminer quatre milliards d'humains en trois mois? Grâce aux oiseaux.

Combien d'oiseaux existe-t-il dans le monde? Une million? Un milliard? Que diriez-vous de trois cents milliards? Ça fait à peu près soixante-quinze oiseaux pour chaque homme, femme, ou enfants encore vivants après les deux premières vagues.

Il existe des milliers d'espèces sur chaque continent, et les oiseaux ne connaissent pas les frontières. Et ils chient beaucoup. Environ cinq à six fois par jour. Ce qui nous donne des milliards de petits missiles bactériologiques qui tombent du ciel au quotidien. Vous ne pourriez pas inventer meilleur moyen pour diffuser un virus au taux d'efficacité mortelle de quatre-vingt-dix-sept pour cent. Mon père pensait qu'ils avaient dû prendre quelque chose comme le virus d'Ébola et le modifier génétiquement.

Le virus Ébola ne peut se répandre dans l'air, mais il vous suffit d'en changer une simple protéine pour qu'il puisse être aéroporté, comme la grippe. Ce virus se loge directement dans vos poumons. Vous commencez par avoir une mauvaise toux. Puis de la fièvre, un violent mal de tête. Ensuite vous vous mettez à cracher des petites gouttes de sang chargées de ce virus, qui se propage dans votre foie, vos reins et votre cerveau. À présent, vous avez des milliers de virus en vous. Vous êtes devenu une véritable bombe virale. Et, quand vous implosez, vous foudroyez tout le monde autour de vous avec ce virus démultiplié. Comme les rats qui s'enfuient du navire, le virus sort de chacun de vos orifices. Votre bouche, votre nez, vos oreilles, votre cul, et même vos yeux. Vous pleurez littéralement des larmes de sang.

Nous lui donnions différents noms: la Mort Rouge, l'Épidémie Sanguine, la Peste, le Tsunami Rouge. Quelle que soit l'appellation, au bout de trois mois, 97% de la population restante avait succombé.

Cependant, nous n'étions pas prêts à abandonner tout espoir. Non. Pas tout de suite. Nous étions encore assez nombreux pour combattre.


 
Ça fait cinq mois que je la subis, et j'ignore toujours si la 4e vague est composée d'humaines, d'hybrides, ou carrément des Autres, même si je déteste l'idée que ces derniers nous ressemblent en tous points, parlent comme nous et saignent aussi comme nous. J'aime à croire que les Autres sont... disons, différents.

Depuis la 4e vague, vous ne pouvez vous fier à rien. Vous ne pouvez jamais être sûr que les gens sont vraiment... des gens. La 4e vague nous condamne à la solitude; et l'isolement, la peur et l'horrible anticipation de l'inéluctable nous rendent complètement fous. Sans confiance, impossible d'unir nos forces. Quand la 4e vague a frappé, beaucoup d'innocents sont morts, car les Autres ont anéanti notre foi en chacun. Or, sans foi, il n'y a plus aucun espoir.

Comment vous y prendre pour débarrasser la Terre des humains? Faites-nous perdre toute humanité.


 
Peut-être que la 5e vague attaquera de l'intérieur, utilisant nos esprits comme des armes. Peut-être que le dernier humain sur Terre ne mourra pas de faim, et ne servira pas non plus de dîner aux bêtes sauvages. Peut-être que le dernier à mourir sera-t-il tué par le dernier vivant.

CRÉDIT: LA 5E VAGUE (LIVRE ET FILM)
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